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Puis, une lettre de septembre 1660 nous le montre établi à l’hôtel deLuynes, quai des Grands-Augustins, chez son oncle à la mode de Bretagne,Nicolas Vitart, intendant du duc de Luynes.Ce Vitart, de quinze ans plus âgé que Racine, était, lui aussi, unancien élève de Port-Royal et, en particulier, du bon Lancelot. Mais ilne semble pas avoir grandement profité d’une si sainte éducation.C’était un galant homme, et assez mondain, un «honnête homme», au sensde ce temps-là, nullement un chrétien austère. Il était sur un bon piedet traité avec distinction chez les Luynes. D’ailleurs assez riche. Cetintendant d’un grand seigneur était lui-même un petit seigneur, ayantacheté de ses deniers divers fiefs et seigneuries. sac vanessa bruno toile
Vitart s’occupait de littérature, surtout de vers galants et de théâtre.Il fut, pour Racine, un tuteur fort peu gênant. Il lui ouvrait sa bourseau besoin. Racine lui écrira d’Uzès en 1662: Je vous puis protester queje ne suis pas ardent pour les bénéfices. (Il en attendait un de sononcle le chanoine.) Je n’en souhaite que pour payer au moins quelqueméchante partie de tout ce que je vous dois.Et la femme de Vitart aussi était charmante pour son jeune cousin. sac vanessa bruno pas cher Ellesemble avoir été enjouée et fort peu prude. De quelques années plus âgéeque Jean Racine, elle le traitait avec une familiarité gentille, unefamiliarité de jeune «marraine». Racine lui écrira d’Uzès, en 1661 et1662, des lettres d’une galanterie respectueuse et tendre, semées depetits vers. Il se plaint sans cesse qu’elle ne lui écrive pas assez: J’irai, parmi les oliviers, Les chênes verts et les figuiers, Chercher quelque remède à mon inquiétude. Je chercherai la solitude Et, ne pouvant être avec vous, Les lieux les plus affreux me seront les plus doux.Une fois il lui écrit (26 décembre 1661): Et quand mes lettres seraient assez heureuses pour vous plaire, que me sert cela? J’aimerais mieux recevoir un soufflet ou un coup de poing de vous, comme cela m’était assez ordinaire, qu’un grand merci de si loin.Un coup de poing, un soufflet. cabas vanessa bruno
.. Elle le traitait tout à fait en petitcousin. Une autre fois (31 janvier 1662), il lui écrit, à propos del’abbé Le Vasseur, trop possédé de l’idée d’une certaine mademoiselleLucrèce: «… J’ai même de la peine à croire que vous ayez assez depuissance pour rompre ce charme, vous qui aviez accoutumé de le charmerlui-même autrefois, aussi bien que beaucoup d’autres.

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