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Quand je suis chez de braves gens,je ne fais pas de façons. Demain matin je partirai à la pointe dujour, et, au lieu de passer par Thenon, je m’en irai tout droit chezcet homme du Four-de-Marty, en passant par Ajat; ça me raccourcira.Quand ce fut convenu, nous descendîmes au moulin, et mon oncle dit:De vos côtés, Labrugère, vous ne connaissez guère les poissons,attendu qu’il n’y a par là en fait d’eau, que les mauvais lacs de laForêt-Baradé, qui sèchent l’été; il faut que je tâche de vous enfaire manger. Disant cela, il décrocha l’épervier: Ça n’est pas tropl’heure, mais manque d’autre chose, nous aurons toujours une poêléede goujons.En montant le long de l’eau, mon oncle tira quelques coupsd’épervier, mais il n’amena rien que quelques acées et de mauvaiseslibournaises. C’est à rien faire, dit-il; descendons au-dessous dumoulin, nous attraperons du goujon dans le courant.Et, en effet, dans quelques coups il remplit à moitié un crible queje portai à la maison. sac vanessa bruno bleu
Après cela, nous fûmes nous promener du côté de la Borderie, où pourlors, nous avions des maçons qui montaient une grange. Comme nousétions là, devisant du travail, Nancy sortit, entendant du monde, etdit le bonsoir en nous conviant à entrer.–Merci, ma petite, répondit mon oncle, nous nous promenons un peuen attendant le souper.–Voilà une belle drole, dit Labrugère à demi-voix.–Oui, dit mon oncle, et, ce qui vaut mieux, elle est bonne et sage.Tandis qu’ils regardaient les ouvriers, je m’en allai causer sur laporte avec Nancy, et je lui contai mon voyage, et que toute la nuiten cheminant, j’avais pensé à elle, tellement que le temps nem’avait brin duré. Puis je lui dis comment en un rien de temps,Labrugère avait arrangé l’épaule de Gustou. taille sac vanessa bruno Tandis que je babillais avec elle, mon oncle s’était remis en cheminavec Labrugère, et il lui montrait une vigne que nous avions faitplanter. Il n’aurait pas été honnête de laisser notre hôte; je disbonsoir à Nancy, et je fus les rejoindre. Nous fîmes le tour dubien, tout doucement, nous arrêtant souvent, comme on fait entregens de campagne, pour regarder une pièce de blé, ou un pré bon àfaucher, ou une chenevière, ou même des choux dans une terre.Ayant fait le tour, nous entrâmes à la maison et Labrugère fut voirGustou, qui nous dit que ça allait bien maintenant, qu’il avaitdormi, et qu’il mangerait bien un peu, s’il y avait moyen.Quand il eut mangé et bu un bon coup, nous allâmes souper. LorsqueMarion avait vu que Labrugère restait, elle avait vitement tué unpoulet, et l’avait fait sauter emmi des artichauts. Avec les goujonset des haricots, ça faisait un bon petit souper de campagne. sacs vanessa bruno cuir
Labrugère se régala de goujons, seulement il remarqua qu’ils étaientéventrés, et ajouta qu’il avait ouï dire qu’ils étaient meilleursquand ils n’étaient pas vidés.–Ça dépend, dit mon oncle, il y en a qui les aiment avec lesboyaux, mais ça les rend trop amers à mon goût. Et puis, c’est de lafiente qu’il y a dedans, et fiente de goujons ou fiente de bécasse,pour finir c’est toujours de la fiente. Il faut vous dire aussi quedans la maison, nous avons toujours eu, de père en fils, la coutumede vider les goujons, comme étant nous autres, venus de Brantôme. Etalors il nous expliqua que l’hospice de Brantôme étant sur le bordde l’eau, on jetait par les fenêtres dans la rivière, lescataplasmes, les emplâtres et autres affaires des malades, en raisonde quoi, les goujons des graviers du tour de la ville étaient biengras, bien beaux, mais qu’il fallait les vider, parce quequelquefois, ils avaient de la charpie dans le ventre.Cette explication fit rire Labrugère aux éclats; il n’était pas, ninous non plus, de ces mauvais petits estomacs qui s’émeuvent pour sipeu.Après souper, Marion mit la dame-jeanne de pineau sur la table, del’eau-de-vie et de l’eau-de-noix, et nous devisâmes un moment, mononcle fumant sa pipe, et Labrugère prenant une prise de temps entemps; puis, tout le monde alla se coucher.

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