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M. Masfrangeas était venu dansla journée, et lui avait dit de m’envoyer le lendemain. Pendant quej’étais au Frau, la pauvre femme avait préparé toutes mes affaires:ayant soupé, je me couchai et après avoir un peu pensé à la nouvellevie qui m’attendait, je m’endormis.Le lendemain, mieux habillé que de coutume, je passai chercher M.Masfrangeas et nous voilà partis pour la Préfecture.La Préfecture! ce nom m’imposait, mais je fus bien vite rassuré, caren entrant dans le bureau j’en eus de suite une idée assez piètre.Ce bureau était une grande pièce sale, enfumée, avec des casierasmontant jusqu’au plafond jauni et crevassé. cabas vanessa bruno lin
Tous ces casiers étaientbourrés de cartons et de papiers, qui répandaient cette odeurparticulière aux vieilles paperasses, odeur désagréable à laquelleje n’ai jamais pu m’habituer. Il y avait trois employés déjàarrivés: deux jeunes, et un vieux qui avait des manches de cotonnadenoire par-dessus celles de son paletot. M. Masfrangeas me mit à unetable où il n’y avait personne, et dit au vieux employé ce qu’ilfallait me donner à faire. Celui-ci apporta des états pleins decolonnes de chiffres, qu’il s’agissait de copier. Après m’avoir faitdonner devant lui toutes les explications nécessaires et m’avoirrecommandé au vieux, M. Masfrangeas s’en alla dans son bureau quicommuniquait avec celui-ci. vanessa bruno paris Lorsque la porte fut refermée, les deux jeunes gens vinrent près demoi, et me firent diverses questions auxquelles je répondis de monmieux. Ils ne me laissèrent pas ignorer que la Préfecture était unesale boîte où il n’y avait rien à espérer pour un jeune homme. Surces entrefaites arriva un autre employé qui parut enchanté de lavenue d’un surnuméraire, qui le déchargeait sans doute un peu dutravail qui l’accablait. Il se mit à sa place et sembla travailleravec ardeur. Le vieux se nommait Serr, et il était sous-chef debureau, mais c’était le dernier arrivé, M. Gignac, gros brun,prétentieux et beau parleur, qui donnait le ton, et recueillait desdeux expéditionnaires, la considération due au sous-chef, auquel iln’en restait plus. Ce brave et digne homme méprisait ces jeunes gensauquel il servait de plastron, et ne paraissait pas s’apercevoir dessottes plaisanteries qu’ils lui faisaient. sac cuir vanessa bruno
Ces Messieurs avaienttrouvé joli de rechercher les mots dont la première syllabe avait lamême consonnance que le nom du sous-chef. L’un commençait: Ser-pent,l’autre répondait: Ser-ment, le troisième ajoutait: Ser-gent, etcela continuait comme ça longtemps entre les trois complices:Serre-tête, Serre-file, Ser-pette, Ser-fouette, Ser-vante, Ser-vice,etc. Et ils imaginaient des farces bêtes dans le genre de celles-ci:M. Serr, sortant de sa serre, avec un serre-tête sur sa cer-velle,trouva un cerf-volant qui l’amusa, et un ser-pent qui l’effraya. Ilappela un ser-gent qui fit le ser-ment de s’avancerr, et de pas-serson coupe-choux au travers du reptile…

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